Au quotidien

Bientôt les vacances, et autres sujets quotidiens.

J’ai attendu cette journée de calme et de solitude patiemment. Le mardi est toujours une journée chargée. En sortant du travail, je fais les courses. En rentrant, je range, j’allume le feu, je fais un brin de ménage pour me sentir « propre » … Mon amoureux s’occupe des animaux, fait à manger. Et sans qu’on y prenne garde, il est déjà 19h.

Ces dernières nuits, j’ai un sommeil assez léger. Mes règles sont passées par là, et je surprends l’appointement d’une maladie en préparation. J’en connais les prémices par coeur. Lorsque les ganglions de mon cou gonflent et qu’ils me gênent, je sais que si je ne m’en occupe pas immédiatement, c’est le cercle vicieux des soucis ORL qui démarre. Angine, rhume, otite, laryngite, trachéite, pharyngite … J’ai toujours été gâtée !

S’installe alors le rituel préventif, la Saint Trinité : Ravinstara, extrait de Pépin de Pamplemousse, Pollen et Propolis. Depuis deux ans que je m’y tiens, je ne suis pas tombée malade une seule fois. Cela se résume à un coup de fatigue passager. J’avais beau croire en la médecine préventive avec des produits naturels, je dois avouer que je suis assez stupéfaite de leur efficacité.

Ce matin, je me suis rendue compte que j’allais sur mes 27 ans, et non sur mes 26, comme je le croyais absurdement depuis 8 mois. Mon cerveau à tout simplement sauté mon 26e anniversaire. Je l’ai vécu, j’ai su que j’avais eu 26 ans, mais quelques semaines après, j’étais persuadée d’être entrée à nouveau dans mes 25 ! Il faudra que j’étudie la question. C’est la première fois que je me berne moi-même.

Ma fatigue est peut-être le reflet de l’attente des vacances. Encore 3 jours, et nous sommes en vacances tous les deux pour deux semaines. Nous l’attendons l’un et l’autre avec impatience. J’ai réservé une chambre dans un chouette hameau. Même si nous adorons notre routine, cela nous fera du bien de la casser un peu, de se retrouver amoureux dans un lieu inédit. J’adore ça !

Nous allons également passer quelques jours chez mes parents. J’ai insisté pour que cela soit des vacances et non une simple visite. Nous allons faire du tourisme dans ma région natale. Et visiter le Palais Idéal du Facteur Cheval. Je ne sais pas pourquoi, mais ce lieu que je connais, que j’ai déjà visité cent fois sans que cela ne m’interpelle plus que ça, m’attire irrésistiblement ces dernières semaines. J’ai BESOIN d’y aller. Quelqu’un me dit que j’ai quelque chose à trouver, à comprendre là-bas. Nous verrons bien !

Nous allons aussi nous balader à Marseille, ville que je n’ai jamais pris le temps de découvrir. Nous allons flâner à Aix-en-Provence. J’ai envie de partir à la rencontre de petites boutiques inédites … Trouver des trésors, rapporter un joli cadre pour la maison, une pierre, un livre mystérieux …

Nous avons prévu une randonnée autour de chez nous … Nous vivons dans une région superbe, riche, et n’avons jamais le temps de la découvrir. C’est un comble.

Cela fait déjà un beau programme pour 15 jours ! Mais en réalité, nous passerons autant de temps chez nous, au repos, qu’en dehors. Nous avons vraiment besoin de nous ressourcer, de prendre une pause, arrêter de courir. Cela est d’autant plus essentiel pour mon amoureux, proche de l’épuisement à cause du travail. Ce maudit travail, ingrat, difficile, inconsidéré. Je prie tous les jours pour qu’une opportunité se présente. Ce ne sont pas des paroles en l’air.

C’est tellement rageant de le voir se faire ronger, physiquement et psychologiquement, par la surcharge, les pressions patronales, les petites « merdes » quotidiennes. Quand moi je connais tout l’inverse. Et quand je connais dans ma chair ce que ça fait d’être maltraitée de la sorte. Quand j’ai des exemples autour de moi des dégâts d’un burn-out. Ca me rend dingue. Ca m’affole.

Ces derniers temps, nous sommes dans l’aisance financière. Je pense que cela ne durera pas. Mais suite à cette situation que j’apprends à accepter – car oui, cela s’apprend d’accepter à être « riche » quand on n’y est pas habitué – et à quelques lectures interpellantes, mon rapport à l’argent se modifie.

Je n’ai plus peur de dépenser mon argent. Je ne crains plus d’en manquer. C’est drôle. Je mets toujours de l’argent de côté, je gère toujours aussi bien et de près notre budget, mais … Ma notion de la sécurité s’est complètement détachée de l’argent que j’ai ou que je n’ai pas.

La valeur d’une chose n’est plus relative à l’argent. Entendons-nous, c’était déjà le cas avant, mais là c’est autre chose. Comment dire … Par exemple, dépenser 1000€ dans une retraite de yoga ne me pose plus de problème. Ce n’est pas seulement parce que je le peux. L’année dernière, je le pouvais aussi, et je l’ai fait, mais ça me posait un réel problème. Même après que j’aie vécu l’expérience qui valait mille fois ce prix, ça me posait un problème.

Plus maintenant. Le prix des choses, élevé ou bas, ne me pose plus de problème moral, psychologique. Il m’en pose toujours un « matériel » car si je n’ai pas assez d’argent, je ne pourrais pas acheter ceci ou cela mais … Je ne sais pas comment expliquer ce que je ressens. J’essaie d’exprimer ce sentiment depuis des semaines, j’ai tenté plusieurs fois de l’écrire, impossible de trouver les bons mots. Peut-être est-ce trop récent, trop nouveau pour moi.

Je continue de me battre pour que le prix des choses soit moins élevé, ou que les salaires soient beaucoup mieux considérés. Pour la chandeleur, je suis retournée – pour la 1e fois depuis plus de 6 mois – dans un supermaché classique. J’ai acheté un pot de la célèbre pâte à tartiner, et un pack de 6 litres de lait. Cela m’a couté …. 15€. Je suis tout bonnement tombée des nues. Pour moi ce n’était rien mais j’ai trouvé cela vraiment cher car le lait est un produit plutôt nécessaire pour une famille classique. Pour une famille de la classe moyenne ou pauvre, c’est un coût très élevé.

Pour rappel, je fais dorénavant mes courses dans un magasin qui revend à prix cassés les denrées que ces fameux supermachés jettent à la poubelle alors que la DLC n’est pas encore passée … Pour 15€ là-bas, je ressors avec un sac plein, et de quoi manger à deux pour 3 jours.

Je ne cesserai donc jamais de trouver que tout est trop cher, ou que les salaires sont trop bas. Ce n’est pas ça. Je n’arrive pas à dire ce que c’est. Le prix des choses est devenu abstrait pour moi. Il ne veut plus rien dire, il rend juste les choses accessibles ou non à ma bourse, qui est tout aussi abstraite. Du coup, cela ne m’impacte plus psychologiquement. C’est … Au dessus de moi, ça n’a plus prise.

Tous comme les diplômes, les certifications, les papiers de ce genre dont la France est friande pour estimer la valeur de quelqu’un dans son travail et en dehors. C’est devenu ridicule à mes yeux. Je vois tout ce que je suis capable de faire en étant passée par des chemins de traverse et en apprenant par moi-même, avec quelqu’un d’autre sur le tas ou … Peu importe. Je n’ai plus besoin d’un diplôme qui dise que je suis effectivement experte dans mon domaine. JE LE SAIS. Et ceux qui me feront confiance le verront bien. Je ne suis pas experte en tout, mais si je le veux, je le deviens. Je suis en perpétuelle progression. Uu diplôme ne dira rien de tout ça. Il dira juste que j’ai suivi l’enseignement d’une école et que selon celle-ci, je suis apte.

Ces derniers temps, je n’ai rencontré que des personnes qui exercent leur métier sans diplôme, pour X raison. C’était passionnant d’apprendre comment elles se sont formées. J’apprends donc à faire confiance aux non-diplômés. Pourquoi pas ?

Cela a sans doute des limites. Dans certains milieux comme la médecine, notamment. Mais finalement, peu de milieux sont concernés, non ? Pensez-vous que je me fourvoie ? Cela ouvre peut-être une grande porte aux charlatans. Mais les diplômes ferment aussi une grande porte à tout un tas de personnes compétentes malgré tout.

J’espère que vous allez bien. Belle semaine à tous,

Rosa

25 commentaires

  • Ornella

    Ah tiens c’est drôle que tu parles du château du Facteur Cheval, mon compagnon m’en a parlé cette semaine quand je suis allée chez lui, et je lui ai demandé à ce qu’on aille le visiter aux beaux jours ! ^^Pour la pâte à tartiner pourquoi tu n’en prends pas une de chez Nocciolata, sans huile de palme, je veux dire ? Elles sont très bonnes en plus. Mais celle sans lait !

    • Rosa Vivante

      Peut-être t’en a-t-il parlé par rapport au film qui devrait sortir bientôt ? Je l’ai su il y a peu !

      Tu verras, toi qui aimes la photographie, ça va te plaire. Pour cet aspect-là et pour un tas d’autres ;).

      En fait, je n’achète jamais de pâte à tartiner. Je n’en raffole pas. Moi, c’est le miel ! Mais pour les crêpes, j’ai ce souvenir d’enfant avec le Nutella que j’avais envie de retrouver cette fois. Donc je ne me suis pas posé de question, et je me suis dit que ce petit écart à ma conduite était passable !

  • Enirtourenef

    Quand on voit mon master, on comprend qu’un diplôme ne veut pas dire grand-chose… quand j’étais bénévole dans une compétition internationale, l’un des gars avec qui je travaillais était je crois spécialiste de lé sécurité informatique, et il devait avoir un poste assez élevé dans sa boîte parce que c’était lui qui s’occupait des recrutements. Et comme l’une des filles avait une amie qui était dans une école du domaine, il lui a dit que dans cette école on payait son diplôme (en gros, tu payes les droits d’entrée et t’es sûr d’avoir ton diplôme à la fin et de pas être recalé quoi qu’il arrive). J’ai aussi une autre fille du groupe qui disait qu’elle voulait se former en communication à l’Université et pas dans les écoles pour pas payer son diplôme. Je ne comprenais pas trop, mais quand je vois tous les avantages qu’ont les gens des écoles (genre on leur donne le calendrier de quand faire leur demande de stage pour que ça soit ni trop tôt ni trop tard, et l’école a des partenaires) je comprends un peu le truc… Mais quand on voit mon master, des fois, on peut se demander si vraiment l’université c’est mieux… Après, je pense qu’il y a aussi des domaines où l’on ne peut pas passer à côté d’un diplôme. Je pense à tout ce qui touche à l’esprit des gens. La sophrologie, la psychologie… Il y a des gens qui écrivent des livres de psycho depuis des années et qui n’ont aucun diplôme. Moi, ça, ça me gêne parce que là on joue avec l’esprit des gens quand même, des choses profondes, des choses intimes, et ça, ça me gêne.

    • Rosa Vivante

      C’est assez hallucinant ces histoires de diplômes qu’on paie. Non mais … C’est possible, en France, ça ??? Ca me dégoute.

      Je vois ce qui te gêne. J’aurais tendance à te rejoindre. Après, ces gens qui écrivent des livres alors qu’ils n’ont pas le diplôme adéquat, ça ne me dérange pas. Ils ont pu être formés autrement, leurs livres peuvent être le compte-rendu d’années d’expérience. Bon … C’est nuancé parce que je te rejoins, ils sont quand-même 10 000 à le faire. Je ne sais pas …

      A creuser. Je pense qu’il devrait au moins y avoir une base commune sur les implications d’un tel exercice sur l’esprit, quand il s’agit d’accompagner des gens avec de vraies consultations et un vrai suivi. Pour les livres, je suis moins exigeante.

      • Enirtourenef

        Ben, c’est-à-dire qu’à partir du moment où tu mets 6 000€ par an dans une formation qui dure deux ou trois ans, tu voudrais bien le diplôme à la fin, quoi… puis je ne pense pas, enfin j’en sais rien, que c’est vraiment « tu t’inscris : t’as ton diplôme ». Enfin j’espère pas. Ceci dit ils ont des avantages. Par exemple, j’ai cherché un peu de stages en radio, mais les radios, elles, elles veulent des gens qui sortent des écoles partenaires (ce qui est débile parce que pour faire des recherches sur un invité et pondre des notes à un animateur, franchement, je peux le faire aussi…) mais c’est le jeu ! Du coup, qui dit les meilleurs stages dit aussi un meilleur apprentissage donc plus de chance d’obtenir le diplôme à la fin. Mais quand tu payes 6 000€ par an et que t’as contracté un près étudiant pour ça t’es en droit de vouloir trouver un stage facilement…

        On peut se former sans diplômes, mais pas à la psychologie… D’ailleurs, mon amie qui est en étude de sophrologie actuellement (diplôme reconnu par l’Etat), m’a dit que la sophrologie travaille sur la conscience. Un enfant développe sa conscience vers 8 ans, pas avant, pas vraiment. Du coup, la sophrologie sur des enfants plus jeunes ben… bof. Sauf qu’il y a des « sophrologues » qui se prétendent spécialistes des enfants avant 8 ans… gloups. Donc après je suis pas allée voir leur biographie et ce qu’ils disent de leurs études, mais ça me paraît… C’est comme cette dame là, une Québécoise, je crois, qui a pondu des livres sur le rapport de ta morphologie avec ton inconscient (genre si t’as les hanches larges ça veut dire ci ou ça) mais elle n’a pas de diplômes ! Rien ! Puis en plus son truc ça fait penser à la bosse des maths et, franchement, on sait que cette « science » qui prétendait prédire où on était bon avec la forme du crâne n’en n’était pas une… et apparemment elle est plus ou moins accusée d’être gourou… Donc, sans diplômes, sur le tas, oui, quand tu veux être maçon, journaliste, ou RH, mais pas quand tu veux être psy, parce que tu touches à l’intime des gens, et tu peux faire n’importe quoi ! (le prof de mon amie en a eu des comme ça dont il ne veut plus jamais entendre parler).

        C’est vrai qu’un livre est toujours moins gênant qu’une consultation s’il dit n’importe quoi… quoi que ! Parce que les messages peuvent passer et faire du mal aux gens, au final…

        • Rosa Vivante

          Ce jeu de l’argent dans les diplômes m’agace tout de même. Parce que comme tu le soulignes, ils ne laissent pas la place aux autres apprenants, même dans les stages. Je ne trouve pas ça correct ! J’avais eu affaire à des écoles à 6000€ l’année, à l’époque où je chercher à faire de l’audiovisuel. Evidemment, je les ai tout de suite rayées de la liste (pas les moyens, pas envie de contracter un près à 18 ans !) et déjà ça m’avait agacée. On sent l’idée de « l’élite » à 10 000.

          Je ne savais pas pour le développement de la conscience ! Ca me semble fou, j’irai me renseigner. Ma soeur avait commencé la sophro plus ou moins à cet âge. Ca lui a vraiment sauvé la vie.

          Oui, la dame des « 5 blessures de l’âme » ! J’en avais parlé sur mon ancien espace et déjà, tu m’avais dit que tu n’appréciais pas et qu’elle était classée dans les « gourous » ou « secte » dans je ne sais plus quel pays.
          A l’époque ça m’avait marquée car ça me correspondait plutôt bien ! Mais pas dans les questions de morphologie. Dans les façons dont je faisais prendre de la place à mon corps, comment je me tenais instinctivement.
          C’est comme pour tout, il faut faire la part des choses. Je pense qu’il faut accepter qu’on peut découvrir un truc de fou sur la psychologie sans être formé, mais que pour aller plus loin, il faut laisser faire ceux qui le sont. Enfin, je dirai que c’est dans cette mesure que je vois les choses, dans tous les corps de métiers.

          • Enirtourenef

            Oui, je pense que c’est possible de découvrir un truc sur la psychologie sans avoir fait d’études, mais pour l’expliquer, aller plus loin, il faut les faire, les études. Par exemple, au collège, je m’étais rendue compte que j’étais bien plus forte en badminton après avoir regardé des matchs de pros sur internet. Et ça, c’est scientifiquement prouvé, grâce aux neurones miroirs ; en fait, pour ton cerveau, quand tu regardes quelqu’un faire quelque chose (par exemple manger) ça provoque la même chose au niveau des neurones que si tu mangeais. Un autre truc, c’est que, même si j’adore le volley, je me rends bien compte que quand je suis dans le groupe de personnes qui ne me mettent pas à l’aise et sont négatives, je vais aussi être négative et que je n’aurais pas un bon avis sur la séance. Cela aussi, ça s’explique scientifiquement quand on regarde les émotions et comment elles fonctionnent, je l’ai appris cette année en cours, et peut-être que j’en parlerais. Mais du coup, pour expliquer des ressentis ou des choses que l’on a remarqué, il faut quand même creuser la question. Et moi ça me paraît compliquer de jouer avec l’esprit des gens sans avoir jamais fait d’étude là-dedans…

          • Rosa Vivante

            Oui, sur le coup, je suis d’accord avec toi ! Une fois qu’on découvre quelque chose, et qu’on va chercher à la comprendre et l’expliquer, il faut entreprendre des recherches et donc des études sérieuses sur les sujets vers quoi ça mène. Ca me semble le B.A.BA. Malheureusement, beaucoup de personnes s’amusent à expliquer les choses sans se pencher là-dessus, ce qui peut être dangereux.

            Mais qu’en est-il des choses qu’on n’arrive justement pas encore à expliquer, mais qui pourtant sont réelles ? Comment fait-on lorsqu’on découvre quelque chose de ce genre ? … Ca part sur un autre débat, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que les études, mêmes sérieuses, ont leurs limites.

          • Enirtourenef

            Oui, les études ont parfois leurs limites. Pour tout ce qui relève du paranormal, par exemple ; mais pas seulement. Les scientifiques pensent que le plastique qui se désagrège dans les océans peut finir par pénétrer dans les muscles en tout tout tout petit morceaux riquiqui, dans les chairs des poissons, et dans les nôtres. Mais ce sont des morceaux trop petits pour qu’on les détecte. Ils ont donc une intuition qu’ils ne peuvent pas prouver. Mais qui est basée sur le reste de leurs connaissances, des connaissances solides qui proviennent d’études sérieuses… ce que je veux dire c’est que c’est pas un mec, un bon matin, qui s’est levé en disant « on va finir avec du plastique dans le corps ! », c’est une intuition de scientifiques… après, nos outils actuels de mesure ont aussi leurs limites, ce qui limite les études. Mais les études peuvent couvrir beaucoup de nos questionnements. Tiens, la NASA a même découvert que la retenue d’eau d’un barrage en Chine avait ralenti la Terre !

  • maman délire

    Chère Roza, je te souhaites de belles vacances, inspirantes, ressourçantes, apaisantes… pour ce qui est de l’argent, moi aussi mon rapport a beaucoup évolué. j’ai de l’argent et je n’en ai jamais manqué, c’est très clairement plus facile de s’en détacher dans ce cas mais… depuis quelques mois j’ai travaillé sur ce sujet notamment avec ma coach, et en visualisant des live de personnes inspirantes. l’argent est une énergie, qui doit circuler. tu paies quelque chose de cher, mais qui te rapporte aussi quand c’est un investissement ( je pense au coaching évidemment) puis tu peux dépenser encore plus cher, plus avoir encore plus de retour sur investissement et toi aussi tu prends de la valeur pour donner encore plus de valeur ensuite dans tes accompagnements. tu peux aussi donner aux causes qui te sont cher. l’argent doit circuler, ne pas rester bloqué. ça démistifie beaucoup de choses je trouve. si ton amoureux a besoin d’un autre travail, qu’il définisse de quoi il a besoin, ce qu’il attend de ce travail, qu’il l’appelle, qu’il fasse comme s’il avait déjà trouvé, et il arrivera. <3

    • Rosa Vivante

      Ca démystifie beaucoup de choses en effet … ! Ton commentaire est une onde de choc, parce que tu utilises les bons mots, ceux que je cherche depuis des semaines pour exprimer ce que je ressens et éclaircir l’idée que je m’en fais.

      Mais c’est ça. C’est ça !

      Ces derniers temps, je laisse mon argent circuler (vers des causes qui me semblent justes, au travers de mes achats et investissements). C’est vraiment étrange, la sensation que je ressens … La première fois, c’était il y a 5 mois environ, quand j’acceptais de faire un don de 5€/mois à Ariane (prof de yoga sur Youtube).
      J’ai vraiment dû sortir de ma zone de confort pour faire ça. Car 5€, c’est rien, mais j’avais toujours peur de manquer un mois de ces 5€, où que ce soit finalement un investissement qui ne me servirait pas ou … Tout un tas de pensées de ce genre.
      Et puis il y avait cette pensée de « Pourquoi donner 5€/mois alors que ça ne changera rien à l’offre qu’elle propose et que j’ai déjà gratuitement ? Pourquoi ne pas simplement profiter de la gratuité ? »
      A un moment, c’était plus fort que moi, j’ai lâché et je donne donc 5€/mois depuis.

      J’ai remarqué que je n’en étais pas morte (captain obvious). Et surtout, ça a débloqué un GROS truc. Je ne culpabilise plus quand je dépense 30€ pour des bouquins, ou d’autres sommes dans mon développement.
      Je sens qu’il y a un truc nouveau qui circule à l’intérieur de moi via l’argent et donc je m’amuse à jouer avec ! Maintenant, plutôt que de garder le maximum d’argent possible, je planifie ce que je vais dépenser pour rendre ce qu’on m’a donné. Tu vois ? REVOLUTION ! C’est juste magique.

      Quant à mon amoureux et son travail, c’est EXACTEMENT ce que j’essaie de lui faire comprendre, et de l’amener à faire. Malheureusement, il n’y croit pas. Il n’a pas encore trouvé comment fonctionne ce cercle vertueux. Ca viendra !

      • maman délire

        oui tu as appris à investir en toi Rosa, tout simplement. cette notion d’énergie est toute nouvelle pour moi aussi, et j’essaye d’apprivoiser le concept, mais ça me plait bien. moi qui était écureuil, ça ne me choque plus d’envisager d’investir en moi pour mon développement, car de mon développement va dépendre la qualité de mes accompagnements, qui sont déjà, si j’en crois mes clientes, de haute qualité pour elles. car je me connecte à elles, en suivant mon intuition. ça c’est relativement nouveau aussi. lâcher un peu le rationnel, qui m’aide bien et qui me donne des bases solides, pour aller vers plus d’intuitions pour leur apporter ce dont elles ont besoin. (je suis donc hautement intéressée par tout tes articles chère Rosa !)
        pour ce qui est de ton mari, je dirais qu’il doit faire aussi son chemin. je comprends tout à fait car c’est la même chose pour le mien. il a un travail qui lui pompe son énergie, qui le met en colère, qui lui montre des injustices tous les jours… mais c’est a lui de faire sa route. il m’a surpris il y a un an en m’annonçant qu’il voulait se former à la médecine chinoise. lui qui au départ, comme moi, vient d’une famille de cartésien. je trouve ça chouette qu’on arrive à se détacher et découvrir autre chose. alors il a commencé cette année, c’est 5 week end par an. il en revient à chaque fois avec pleins d’infos sur le corps, il comprend beaucoup de choses ! pour le moment il n’envisage pas du tout de changer de travail, il poursuit sa route à son rythme, et nous verrons. c’est dur pour nous de les voir dans une mauvaise posture, mais chacun avance à son rythme. c’est parfois dur à accepter ( et à supporter !) mais on ne peut pas faire à leur place ! bisous rosa !

        • Rosa Vivante

          Moi aussi je suis écureuil ! Bon, je crois que je vais le rester toute ma vie, mais pour autant, je m’autorise à dépenser pour moi et mon bien-être. C’est intégré maintenant que c’est mille fois plus important que d’économiser pour des choses matérielles (bien qu’engager des travaux pour avoir une maison saine soit important aussi, par exemple ^^).

          C’est à lui de faire sa route, oui. Je le pense aussi. Je vois tout de même qu’il avance bien, c’est juste que j’aimerais qu’il soit heureux et soulagé de ça LA, MAINTENANT. Je suis tellement dégoûtée qu’il ait dû y retourner à la fin des vacances, tu n’imagines même pas !!!

          Se former à la médecine chinoise ??? Génial ! C’est une superbe projet. Voilà encore un domaine qui m’intéresse … Evite de trop pousser ma curiosité, je ne sais déjà plus où donner de la tête ;).

          Bisous <3

  • Kellya

    Je souhaite beaucoup de courage à ton homme, et à toi dans son accompagnement. Le mien a pu démissionné enfin la semaine dernière et cela nous a enlevé un grand poids à tous les deux. J’ai la chance d’avoir des diplomes qui me rendent la vie plus simple, mais j’ai un chef qui insiste pour laisser leurs chances aux parcours différents et j’ai appris à vraiment apprécier cette grande diversité.Pour ce qui est de l’argent, depuis très jeune j’en ai plus que ce dont j’ai besoin, simplement parce que j’ai toujours su limiter mes besoins sans jamais avoir de sensation de privation… mais je sais aussi que j’ai toujours eu la chance de ne manquer de rien de fondamental, ce qui n’est malheureusement pas le cas de tous. L’argent n’est qu’un moyen et jamais une fin pour moi, mais j’essaie d ene plus juger ceux qui lui courrent toujours aprés…
    Bonnes vacances!

    • Rosa Vivante

      Merci Kellya. Je suis heureuse de savoir que vous n’avez plus ce poids-là. Pour nous, c’est en cours … Le hic, c’est qu’il nous faut acquérir un deuxième véhicule pour envisager un changement de poste (pour l’instant, il a un véhicule de fonction). Mais je crois que maintenant, on pourra trouver avec ce qu’on a réussi à économiser. Il ne reste plus qu’à trouver le poste !

      « L’argent n’est qu’un moyen et jamais une fin » => C’est la même chose pour moi. Il y a ceux qui courent après juste pour en amasser une somme qui ne fera que dormir, et ceux qui courent après afin de l’utiliser comme levier.
      J’ai remarqué que c’est quand j’ai cessé de lui courir après qu’il est venu. Et qu’il continue de venir. Plus je change ma manière de le percevoir et de le ressentir, et plus il vient. Ca me laisse vraiment perplexe !
      Il faut dire que je suis habituée à cette injonction de « l’argent c’est mal même si on en a besoin ».

  • Marianne

    Et encore moi ^^
    L’argent, ça fait pas mal de temps que je me suis détachée de sa « valeur » et qu’il n’est devenu pour moi qu’accessoire. Je m’en sens coupable parfois, parce que je me dis que je peux me permettre de le considérer ainsi parce que j’en ai assez pour vivre décemment. Que les nombreuses personnes qui vivent dans la misère ne peuvent évidemment pas le voir comme ça parce que… elles vivent dans la misère. Bref, j’ai du mal à me dépatouiller avec cette question. Mais ta vision de la chose me plaît bien. Il faut que je revienne lire ce billet de temps en temps ^^
    Au sujet des diplômes vs les compétences, j’en suis un parfait exemple. J’ai deux diplômes (sans compter le bac), et aucun de mes métiers n’a eu de rapport avec ces deux diplômes. Pour autant, je pense avoir toujours apporté satisfaction à mes patrons. Par contre, il m’est arrivé d’avoir de petits déboires à cause de cette « absence de formation », face à quelques esprits un peu étriqués (bon, en fait, face à des gens de chez Pôle Emploi….). M’enfin, rien de grave.
    Bref, fais confiance aux non-diplômés ! 😀 Ou au moins, laisse-leur la possibilité de faire leurs preuves. Il y a peu de risques que tu le regrettes ^^ Enfin en tout cas, pas plus de risques qu’avec des diplômés !
    Profite bien de ces deux semaines de vacances avec ton amoureux ! Votre programme fait très envie… <3

    • Rosa Vivante

      Merci Marianne, on va bien en profiter !

      Je suis entrain de consolider mon nouveau rapport à l’argent. Ce n’est tout de même pas évident, et je me dis que je peux avoir ce genre de pensée dorénavant aussi parce que je commence à être assez à l’aise financièrement pour ça. Je pense que ça joue, effectivement !
      J’ai tout de même également connu des pauvres qui se foutaient royalement de la valeur de l’argent et de son rôle. Comme quoi tout est possible.
      Mais cette idée que l’argent est un flux d’énergie (comme l’ont évoqué deux commentaires), ça éclaircit beaucoup de choses sur mes sensations actuelles. Il y a quelque chose qui se dénoue.

      Aaah, Pôle Emploi … Je dois dire que la seule fois où j’ai vraiment eu besoin d’eux (pour me payer une formation pour ma reconversion) ça s’est bien passé, donc je vais m’abstenir d’être mauvaise langue !

      Je suis entourée de personnes dont les diplômes ne correspondent pas du tout à ce qu’ils font, et qu’ils font très bien. Et au delà de ça, la structure qui m’emploie a pour mission de former des gens sans diplômes, notamment dans les métiers du bâtiment. J’ai fait appel à eux pour les travaux chez moi : cela impliquait de faire confiance à des non diplômés et à des personnes pas forcément compétentes (puisqu’elles apprennent) pour effectuer des tâches lourdes de conséquences si elles étaient mal exécutées.

      J’avoue qu’au départ je n’étais pas sereine. Je l’ai fait par soutien à la cause, parce que j’y crois. Et bien finalement, je le referai les yeux fermés !

  • Alice & Shiva

    Quelle écriture fluide, je me suis laissée happer par ton récit, un vrai plaisir ! Ce que tu dis sur l’argent, je le traverse aussi en ce moment. J’ai toujours été très écureuil, et très peu dépensière. En ce moment j’apprends à laisser partir l’argent, à le transformer en un fluide énergétique, ce n’est pas encore très évident… Mais j’y arrive et parfois je crains de tout laisser partir d’un coup en oubliant d’être raisonnable.
    Et pour les diplômes je ressens aussi la même chose… Je cherche des « formations certifiantes » qui pourraient m’intéresser, mais quelque chose me retient. Je suis persuadée qu’apprendre autrement me correspond davantage. C’est une sorte de besoin irrépressible de sortir du système qu’on nous propose (et impose).
    Je te souhaite un bon repos, et de belles découvertes pour ces 15 jours.

    • Rosa Vivante

      Merci Alice ! (Dois-je t’appeller Alice, ou Shiva ?)

      Laisser devenir l’argent un fluide énergétique … Je pense que tu es entrain de m’aider à mettre des mots sur ma pensée ! Ca me parle bien, ça, il faut que j’y réfléchisse. Je suis écureuil comme toi, peu dépensière. Il faut dire que je n’ai pas besoin de grand chose pour vivre. En cela, je pense que je ne pourrais jamais tout laisser partir d’un coup. Pas parce que je retiens, mais parce que j’ai ce sens inné de ne jamais dépenser plus que ce que j’ai. Pour l’argent, comme pour tout le reste !

      J’ai voulu aussi avoir des diplômes certifiants. Le fait d’en avoir un dans le milieu pro m’a tout de même guérie de pas mal de choses, je dois l’avouer !
      Mais maintenant, pour le reste et la suite, être diplômée ne m’intéresse plus. Etre formée, oui. Etre expérimentée aussi. Mais le diplôme …
      Tu trouveras la façon d’être formée sans nécessairement passer par quelque chose de standard. Tout dépend à quoi cela servira plus tard également.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :