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Participer à un cercle de femmes : retour d’expérience.

C’est assez troublant d’entamer ce récit le jour de la nouvelle lune, alors que l’arrivée de mes règles tambourine dans mon bas-ventre.

C’était il y a trois jours. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. C’est une expérience qui m’a traumatisée – je ne sais pas comment le dire autrement. Traumatisée, choquée, dans le bon sens. J’ai été propulsée dans le monde de la sororité pure, sans préambule. De la confiance absolue. De l’amour entre soeurs. L’universalité des sentiments et expériences, quelles qu’elles soient.

J’ai été propulsée dans le monde de l’invisible aussi. J’aurais pu être sourde que j’aurais quand-même entendu le message. Vous allez le comprendre, cette histoire recèle mille synchronicités. Un signe à chaque seconde. C’était presque trop, j’aurais pu croire à une farce grotesque mais non. C’était juste ça : j’étais EXACTEMENT là où je devais être.

La génèse

Les 13 mères originelles de Jamie Sams - couverture du livre

J’ai entendu parler de cercles de femmes pour la première fois lors de ma retraite de yoga, en juillet 2018. L’une de participantes se questionnait beaucoup quant à ses possibilités d’en créer et d’en animer. Au cours de la retraite, elle a eu sa réponse et depuis s’est lancée, semble-t-il avec brio (je n’en doutais pas !). C’est donc grâce à elle que j’ai petit à petit émis le souhait d’y participer. Malheureusement, les siens étaient trop éloignés de mon domicile et je n’en trouvais pas dans la région.

En septembre, je me suis mise en quête des forums des associations des « villes » voisines. J’y ai découvert la naissance d’une nouvelle structure, à peine sortie du ventre de ses créateurs : elle regroupait toutes les activités qu’on pourrait qualifier de « bien-être », « spirituelles » et sociales. Mais pas de cercles de femmes.

En janvier, alors que j’investiguais dans la toute nouvelle librairie de mon village, un livre accrochait mon regard. « Les 13 mères originelles » de Jamie Sams. Il coutait cher, j’ai tergiversé longtemps (je me disais que je n’en avais pas besoin et qu’il était incertain que ça me plaise) pour finalement céder à la petite voix qui m’intimait de le ramener à la maison. Je l’ai rapidement feuilleté, puis il s’est mis à dormir sur mon étagère avec les autres, attendant son tour.

Deux mois passent. L’envie de participer à un cercle de femmes se fait plus forte. Je suis frustrée. Je repense à l’association nouvelle. Je me dis que si elle ne le propose pas, peut-être que moi, je peux lui proposer d’en créer un. Je commence à y réfléchir sérieusement. Je n’y connais rien, mais je pourrais bien m’initier quelque part, et j’adorerai oeuvrer bénévolement dans ma région !

Je me rappelle que la structure a un site web. Je vais le visiter pour dénicher un contact. Je vous le donne dans le mille : un cercle de femmes s’y est installé début 2019. Je lis la description, toute heureuse. « Cercle de Femmes en nouvelle lune, autour du Livre de Jamie Sams : Les 13 Mères Originelles. » Je regarde la prochaine date. Dans 15 jours. C’est décidé, je m’y rends.

Le premier contact

Je viens d’arriver dans les locaux. Nous sommes 6 femmes, auxquelles j’ai donné mon prénom en échange du leur. Alors que la dernière prononce le sien, je tique. Le prénom de ma soeur. Jusque là, je n’avais jamais rencontré personne portant le même prénom. En effet, depuis 1900, il n’y a qu’un millier de personnes qui l’ont porté un jour en France (oui, j’ai vérifié).

L’animatrice a préparé la salle avant notre arrivée. Je découvre donc six tapis et six coussins disposés en cercle, à même le sol, autour de cartes oracles elles aussi disposées en cercle. Au centre, quelques plantes, une bougie, une grande plume, un coquillage avec un bâton de sauge, et quelque éléments amérindiens.

Nous nous installons au « hasard ». Nous allumons toutes notre bougie personnelle, qui représente notre flamme de vie. Après une vague présentation du principe du cercle (nous sommes deux nouvelles), l’animatrice allume le bâton de sauge et s’immerge dans la fumée purifiante. Nous nous le faisons passer l’une à l’autre, dans le sens des aiguilles d’une montre. Nous nous purifions toutes pour laisser la place à ce qui va advenir. C’est ensuite l’heure de prendre la parole.

La médecine de la parole

La grande plume est de service : elle est le bâton de la parole. Celle qui le détient est libre de parler tant qu’elle le souhaite, de dire tout ce qu’elle souhaite. Elle ne sera jamais interrompue, personne d’autre qu’elle n’ouvre la bouche. Les autres participantes sont dans l’écoute. La véritable écoute : pas de conseils à donner, pas de retour d’expérience à partager, rien à dire. Juste écouter.

Il y a un accord tacite entre nous toutes : tout ce qui est dit dans le cercle n’en sortira jamais. C’est très puissant. Cela permet d’être brute. On n’a plus peur de choquer les susceptibilités, d’avoir de « mauvais sentiments ». On s’exprime dans le besoin le plus primaire, et c’est tout.

Pour ma première prise de parole, le stress m’a rendue frénétique. Je n’avais rien préparé, je ne savais pas quoi dire. Je me suis donc lancée dans un retour sur le mois passé comme les autres (étant donné que nous nous retrouvons chaque mois). Ca partait dans tous les sens, je disais tout et rien. La parole, l’expression sincère et profondeur, c’est compliqué pour moi. Ecrire je sais, parler beaucoup moins. Peu importe, je ne me suis pas jugée. Je me suis lancée. Les autres ont accueilli mes paroles pour ce qu’elles étaient.

Alors que ces inconnues racontaient leur intimité, j’ai été époustouflée. De ce qu’elles osaient dire. L’une d’entre elles en particulier m’a bouleversée dans son authenticité. Elle était en plein processus de guérison, là, sous mes yeux hallucinés. Elle souffrait mais elle guérissait. C’était un spectacle d’une telle puissance, que je me demande comment je vais réussir à l’assimiler et combien de temps cela prendra.

Ma seconde prise de parole a été beaucoup plus sincère. C’était difficile, j’ai évité d’utiliser des mots précis pour ne pas pleurer. Je n’étais pas prête à ça, là où justement, d’autres posaient les mots qui font mal afin d’en guérir. J’ai utilisé des synonymes, j’ai éludé certaines précisions. Mon ventre était dans tous ses états, je me tordais. C’est un apprentissage dans lequel je me lance, qui n’est pas dénué de difficultés. Sortir de sa zone de confort, qu’ils disent !

Les enseignements

Nous suivons donc les enseignements des 13 Mères Originelles. Selon la (l’une des ?) tradition amérindienne, chaque nouvelle lune apporte avec elle une mère originelle, dotée d’une médecine spécifique. Cette mère et sa médecine influe sur notre cycle lunaire, et nous apporte ses enseignements, si temps est que nous soyons ouvertes à l’écoute. Il y a 13 lunes dans l’année, et non 12 comme nous sommes portées à le croire. Jamie Sams, auteure du livre recensant cette roue de la médecine amérindienne, s’est formée auprès des mères des clans en question, et a recensé ce savoir afin qu’il puisse servir au plus grand nombre.

La 3e mère, celle de ce mois de mars, est Celle qui pèse la Vérité. Durant le cercle, nous avons lu sa prière ensemble. Nous avons lu son conte également, et échangé sur ce qu’il nous révélait personnellement. C’était une claque pour moi. Mon esprit cartésien me répétait que je n’avais rien à apprendre de fondamental d’une histoire imagée, que c’était du grand n’importe quoi. Pourtant, il n’y avait rien à faire, Celle qui pèse la Vérité, c’est moi depuis que je suis née … Je ne vais pas en dire plus, sinon je sens que je vais m’écrouler.
Quoi, vous dites que je devrais peut-être ? Taisez-vous ! Je le ferai quand bon me semblera … !

Quand les synchronicités me mettent K.O

La femme portant le prénom de ma soeur se trouvait à ma droite. Elle a donc pris la parole avant moi (dans le sens des aiguilles d’une montre, toujours). Et qu’a-t-elle dit ? Elle a fait le récit de ma vie, de mes aspirations, et de mes craintes. Sauf qu’il s’agissait de sa vie, de ses aspirations et de ses craintes.

Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ma soeur. Nous avons eu une si terrible relation, toutes les deux. Je venais de passer un week-end avec elle tout particulier. Nous allons mieux dans notre histoire, depuis quelques années. Mais ce week-end là, notre sororité venait de prendre ses ailes. Nous nous émerveillions de tout ce que nous avions en commun et à partager. La veille du cercle, j’exprimais à mon amoureux ce bonheur de retrouver ma soeur.
(Ca y est, je pleure !)

Et cette femme portait son nom. Elle faisait la liste de tout ce qu’on avait en commun. Comme ça. Ca me faisait mal et tant de bien à la fois. J’aurais voulu qu’elle ne souffre jamais, pas comme moi, qu’elle n’aie pas vécu ça. J’aurais voulu qu’on partage tout ça et plus encore. C’était … Dément.

Pour ce cercle de femmes et ces 13 lunes, nous devons confectionner un utérus symbolique, sur lequel chaque mois nous ajoutons le signe qui nous a parlé. Quand les autres m’ont présenté les leurs (c’est tellement intime que c’en est grandiose), j’ai été déçue de ne pas avoir commencé le cercle en janvier avec les autres.

Je suis rentrée chez moi, puis j’ai posé les yeux sur mon carnet lunaire, comme je l’appelle. On me l’a offert le 31 décembre 2019. Par hasard, en plus. Je voulais m’en servir pour dessiner. Le 2 janvier, je décide donc de dessiner un arbre sur une page rose. Il devient une flamme. Qui devient un utérus. Suis-je bête ! Je l’ai déjà, mon utérus symbolique. Et je l’ai moi aussi créé en janvier, comme les autres. Voilà le sens de ce dessin qui n’avait pas manqué de me troubler.

S’en suivent des dizaines d’autres petits clins d’oeil : jeu des miroirs dans les récits des autres femmes, appel des pierres que nous avons toutes ressenti courant février et j’en passe … Je me croyais sur une autre planète.

Tirer les cartes

Nous arrivons au dernier grand moment du cercle. Nous devons toutes tirer une carte de l’oracle amérindien qui nous fait face. A la suite de quoi, chacune d’entre nous lira la signification de sa carte à la personne située à notre gauche.

Je tire « Kanka », la vieille femme. Deux minutes auparavant, je parlais de Rosa, mon arrière arrière arrière grand-mère. Toutes les autres ont souri de connivence. C’est donc celle qui porte le nom de ma soeur qui m’en lit la signification. La carte m’intime d’écouter mes rêves. Je tombe des nues. Voilà 3 semaines que mes rêves sont limpides : à chaque réveil, je me souviens des trois derniers de la nuit. Chaque matin, la voix me dit de les noter, mais je ne l’écoute jamais. Faute de temps, et autres excuses. Bon. Message reçu.

C’est à mon tour de lire la signification de la carte de ma voisine. C’est la femme qui me bouleverse depuis le début. Je n’ai jamais lu quelque chose avec autant de sérieux et si religieusement. Chaque phrase, chaque mot, répondait DANS LES MOINDRES DETAILS à ce qu’elle avait dévoilé durant toute la séance. Ca me démonte, tellement c’est juste. J’ai pesé chaque syllabe avec toute la minutie dont je sais faire preuve.

Quand j’ai terminé, elle a tourné vers moi son regard plein de larmes. Elle a chuchoté « Merci ». Et franchement, c’était le merci le plus sincère que j’aie jamais reçu. Elle m’a cassée en deux.
(Je pleure encore !)
Je venais de l’aider. De lui prêter ma voix pour une délivrer un message d’une importance capitale. Et elle me remerciait avec une profondeur juste du don que j’avais fait. Cette gratitude envers moi, pour un geste aussi simple, aussi infinitésimal, je crois que je ne m’en remettrais jamais. Il tourne en boucle dans ma tête. Ce soir-là, j’ai goûté le véritable don de Soi et la Gratitude pure qu’il engendre forcément. Nous étions en symbiose, là l’une pour l’autre, et c’était la chose la plus logique du monde !

Les autres femmes ont évidemment reçue une réponse adéquate. Ca ma fascinera toujours. Si vous voulez en savoir plus, je parle des Cartes Oracle ici.

La médecine du chant, et du partage

Nous avons commencé ce cercle avec un chant chamanique au tambour, dans lequel nous appelions – dans trois langues différentes – la Grande Mère à nous rejoindre et nous guider.

Nous avons terminé nos ces trois heures essorantes avec un chant simple, si simple : « A toi, Rosa, soeur de mon coeur. Illumine. » Nous changions le prénom à chaque fois, pour que nous donnions et recevions toutes notre dose d’amour. C’était étrangement bon de le chanter avec le prénom de ma soeur, bénissant deux femmes à la fois. L’une présente, l’autre pas loin.

C’était si bon de le recevoir. De regarder chacune dans les yeux, de les entendre me chanter. Et me chanter moi-même, avec elles ! Simple. Efficace. Magique.

Nous avons refermé le cercle. Soufflé notre bougie personnelle, et soufflé ensemble la bougie centrale. Nous sommes ensuite restées une heure de plus, partageant des mets apportés pour l’occasion, à papoter, à faire connaissance, un peu plus, un peu plus « normalement ». Après des au revoir teintés de câlins francs et la promesse de se revoir dans un mois, je suis rentrée chez moi. Soufflée, éreintée, bousculée. Traumatisée et choquée. Mais dans le bon sens.

Vivre un tel moment de sororité, c’est la violence que je vous souhaite à toutes. L’avez-vous déjà vécue ? Aimeriez-vous la connaître ? Avez-vous des questions auxquelles je pourrais répondre ? Je vous embrasse, et vous souhaite une belle nouvelle lune.

ROSA

21 commentaires

  • Kellya

    Merci pour ce retour bouleversant! Ton parcours pour y arriveer fait vraiment écho en moi, je suis au tout début de ce cheminement qui me mènera je l’espère à trouver le cercle qui m’acceuillera. Depuis le début de l’annßee je me renseigne sur le sujet, je m’impreigne de l’idée avant de me lancer. Ton partage ma fait vibrer, ta facon de raconter est merveilleuse, tu arrives à nous inclure dans tes sensations sans révéler quoi que ce soit de vraiment personnel sur tes compagnes. C’est magnifique et trés encourageant, merci encore.

    • Rosa Vivante

      Merci pour ton retour à toi, sur mon partage. Ca me touche infiniment ! La sororité de ce moment, et son pouvoir, continuent d’exister et d’aller de personne en personne … En tout cas, c’est l’impression que ça me fait.

      Lorsque tu trouveras ton cercle … Je ne sais pas trop comment le dire. C’est initiatique. Thérapeuthique. Et violent, si comme moi, ce genre de proximité et de sincérité est en général difficile à trouver dans ton quotidien (y a-t-il vraiment des gens qui vivent les relations comme ça au quotidien ? Ce serait fabuleux). Ca m’a fait un tel choc. Je ne m’en remets pas !

      Il était très important pour moi de ne rien révéler sur elle. De ne raconter que MON expérience. Je respecte scrupuleusement la loi du cercle. Ce n’est pas évident. Je dis tout à mon compagnon, en général. Mais là, je ne dois pas. J’apprends quelque chose.

  • Cyanhydrique

    Je ne sais pas pourquoi… enfin si je pense, mais ton récit m’a bousculé. Il m’a étrangement bousculé. Il y a une synchronicité toute particulière avec ce que je, et ce que d’autres vivent, et ça me fait tellement bizarre. Je n’ai pas envie d’y croire, et en même temps c’est tellement limpide.

    Merci pour ton retour d’expérience.

    • Rosa Vivante

      Tu me rends très curieuse, mais je vais éviter de poser des questions qui pourraient être indiscrètes !

      Si synchronicités il y a, c’est qu’on te montre le chemin. Et que tu y es déjà !
      Advienne que pourra … 😉

  • Shana

    J’aime beaucoup ton blog. Un plaisir de venir flâner sur tes pages. Une belle découverte et un blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésite pas à visiter mon univers. A bientôt.

  • Sophie

    Rosa, je suis époustouflée de te lire. Je suis tellement heureuse de savoir que toi aussi tu as pu expérimenter ces rencontres et que tu y as trouvé cette magie.

    Les cercles de femmes changent réellement la vie, j’en suis convaincue.

    Je suis certaine que ce cercle est arrivé au bon moment pour toi, et c’est merveilleux.

    Je suis très émue par ton texte !
    Et ce livre est de ceux que j’aimerais lire bientôt…

    • Rosa Vivante

      Alors tu l’as vécu, toi aussi, Sophie ! J’ai un relent de souvenir, un article que tu as écrit sur le sujet … Je me trompe ?

      Il est arrivé à point nommé, il n’y a pas de doute. Je ne peux plus douter de toute façon.
      Je pense aussi que ça change réellement la vie. Pour moi, c’est comme une thérapie. Je le vois vraiment comme un acte de Médecine et d’aller vers la Guérison. En plus du reste. Alors quand j’ai perçu le pouvoir transformateur que cela avait pour les autres, ça m’a renversée.
      C’était vraiment violent !

      Ce livre se lit, mais surtout, je crois qu’il s’expérimente.
      Pour ma part, impossible de le lire de bout en bout, d’un coup. Ce n’est pas une lecture classique. Il faut y revenir lune après lune. En tout cas, je le ressens comme ça.

  • sophie

    olala… oserais je moi aussi me mettre à la recherche d’un cercle de femmes ? je suis sure qu’il y en a par ici…. et moi qui t’avais dit que tu aiderais quelqu’un d’autre… moi à qui ont a dit 2 fois que j’avais des dons de médium… tout ce texte et cette expérience que tu nous livres (et merci pour ça) avec tant de sincérité et d’authenticité… merci Rosa.

    • Rosa Vivante

      Sophie, Sophie, Sophie … !

      Tu sais ce que je pense. J’ai pensé à ce que tu m’avais dit en y allant, et encore plus en en sortant. Ma théorie selon laquelle nous sommes reliées tient toujours, très chère ^^ !! Non, sans rire, avec une question deux phrases et un article, tu as particulièrement résonné avec moi ces derniers temps.

      Medium ? Et bien, pourquoi ne pas creuser ce qui se cache là-dessous ? Je t’avoue que c’est un mot qu’Ornella a semé dans mon thème astral, et que ça m’a beaucoup perturbée … J’évite d’y penser. J’ai peur, en fait ! Oseras-tu le faire pour toi ?

      Trouve le cercle de femmes qui t’attend. Je suis persuadée que ce sera énorme comme expérience, pour toi.

      • sophie

        faire, mais faire quoi ? j’avoue que je ne sais pas trop. c’est tellement fugace, comment faire la part entre une intuition, et quelque chose de plus fort ? la première fois c’est une énergéticienne qui me l’a dit pendant une séance, alors qu’elle touchait mes mains « vous avez des dons de medium » ! . une fois j’ai dit quelque chose à une cliente qui l’a beaucoup marqué, mais dont je ne me souviens absolument pas. lorsque j’ai raconté cela à l’énergéticienne, elle m’a dit que je n’avais été qu’un canal, pour lui transmettre quelque chose. j’ai redis récemment à une personne que quelqu’un m’avait dit que j’avais ce don, et elle a été parcourue de frissons. elle m’a dit qu’a chaque fois qu’on disait une vérité, elle était parcourue de frissons… elle était coach, mais elle ne fait plus que de l’écriture intuitive, elle voit les gens, et sait écrire sur eux. bref elle est ouverte à « tout ça » . Honnêtement je ne sais pas quoi en faire, et puis c’est très très rare. le seul bénéfice pour le moment, c’est quand je suis en séance avec une cliente, qu’une question me vient naturellement en tête, j’y vais, je me fais beaucoup plus confiance qu’avant. je laisse l’intuition parler. si la question est là, c’est qu’elle est utile pour la personne. en fait je laisse plus l’intuition faire partie de ma vie, même si elle a parfois du mal a se faire de la place, dans ce monde rationne… l

  • Marie Kléber

    Une très belle expérience Rosa. Il y a des moments comme ça qui chamboulent profondément, de l’intérieur, qui viennent nous prendre à la base de nous mêmes, nous réconcilier avec le vivant, le passé, les blessures et j’ai l’impression que la guérison se fait à plusieurs niveaux. A plusieurs aussi.
    Merci pour ton partage!

  • Ornella

    Merci pour tes mots qui me transportent. J’en ai le coeur tout sautillant, la même sensation que lorsque je suis complètement enveloppée de désir. J’ai vécu cette sonorité une fois particulièrement, c’était une hutte de sudation avec un chamane équatorien. Je suis restée 6 heures nue comme un ver avec 40 autres participants, hommes et femmes confondus, le nez collé à la terre froide pour ne pas craquer tant il faisait chaud dedans. Peut-être 60/65 degrés ? Au bout d’un moment, transpirer n’était plus un problème, goûter sur son voisin parce qu’on était assis hanche à hanche, n’était pas un problème. la transpiration de l’autre non plus. Nous étions UN. Nous étions dans le respect. Nous ne faisions qu’un. Et au chant du tambour nous avons fini par chanter de toutes nos voix et nos tous coeurs palpitants dans cette chaleur moite. Ma conscience était quelque part, où je ne saurais dire et sa forme avait elle aussi quelque chose de différent.

    C’était vraiment merveilleux comme expérience.

    • Rosa Vivante

      C’est drôle, j’ai justement entendu parler de hutte de sudation pour la première fois lors du cercle.
      En quoi cela consiste-il ? Quel est le but ?

      Ce que tu décris est très fort. Ces expériences sont transcendantes. Il n’y a plus de barrière, c’est survoltant.

  • Alice & Shiva

    Merci de nous avoir livré ton expérience Rosa. On sent à travers le choix de tes mots et ta façon d’écrire que ce que tu as vécu a été fort, tu nous le transcris très bien. Je le prends comme un cadeau précieux car il aurait aussi été légitime que tu gardes ce moment pour toi.

    Je t’embrasse,
    Laurine

    • Rosa Vivante

      Il fallait que je la partage, Laurine. Et ce, sans casser la promesse tacite du cercle. J’ai fait très attention à ne rien dévoiler de ce qu’on partagé les autres. Je ne voudrais surtout pas les trahir.

      Mais il fallait que je parle de MON expérience. Je sentais au plus profond de moi que ce serait utile. Merci de le prendre comme un cadeau : c’est un cadeau que je me suis fait, qu’on m’a offert, et que j’offre à mon tour. Dans l’espoir que la boucle vertueuse continue sa route, à l’infini.

      Je t’embrasse !

  • Pêche & Églantine

    Je crois que je n’ai pas les mots pour décrire ce que ton partage évoque en moi : l’amour ? la magie ? la bienveillance ? le bouleversement ? ou tant d’autres…
    Une chose est sûre c’est qu’un jour je tenterai à mon tour l’expérience.

    Merci pour ces mots si fort et ce partage si intime et précieux.

    Pêche

    • Rosa Vivante

      Oooooooh, je trépigne que tu essaies !!!!!!!!

      Toi qui es beaucoup dans le partage, qui te lance dans des ateliers … C’est logique que ça te parle !

      Je suis heureuse d’avoir évoqué tout cela chez toi, et plus encore. Je crois qu’on ressent la puissance de l’évènement dans le texte. Ca me réjouit !

  • Sifhel

    Quel beau moment ! J’avoue que j’apprécie beaucoup les mots que tu as choisi pour nous le décrire. Je n’ai jamais eu l’occasion de me connecter avec d’autres personnes. J’ai souvent agis solo. Mais je crois que j’apprécierai l’expérience !

    • Rosa Vivante

      Merci Sifhel !

      C’était effectivement un beau moment et une sacrée expérience.

      Moi aussi, j’agis beaucoup en solo. Quasi exclusivement en fait. Mais cela bouge depuis que je me livre sur internet, et encore plus depuis que j’ai goûté aux pouvoirs de la parole et de l’écoute VRAIES pendant la retraite de yoga. Ca a débloqué quelque chose et ouvert une voie de guérison et d’apprentissage pour moi !

      Si un jour tu as l’occasion et que tu te sens attirée, essaie. C’est décoiffant !

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