Sorcière

Etre une sorcière : Pourquoi ?

2018 a marqué le grand retour de la figure de la sorcière dans le domaine public. La Sorcière est devenue « in », tout le monde proclame son petit côté witchy, et comme vous aurez pu le constater, je n’échappe pas à la règle. La Sorcière nous parle : elle est puissante, féminine, libre, politique, sexuelle, respectueuse, ancrée, spirituelle. La Sorcière, c’est la WonderWoman de notre temps : le nouveau modèle qui inspire et libère les femmes.

Le symbole, la (nouvelle ?) icône du féminisme

Au niveau politique et historique, ce qu’on retient des sorcières, c’est surtout la violence et la diabolisation dont elles ont été victimes (et dont on parlait pourtant si peu). On les a recherchées, chassées puis brûlées. On a accusé de sorcellerie diabolique des centaines de femmes qui n’étaient en fait que des guérisseuses, des sage-femmes, des herboristes, des femmes seules âgées, sans-enfants ou pas assez dociles aux yeux de certains. Les historiens estiment aujourd’hui que le nombre de victimes oscille entre 80 000 et 100 000 personnes, dont plus de 70% étaient des femmes. Accuser quelqu’un de sorcellerie, c’était le meilleur moyen de s’en débarrasser !

Si aujourd’hui, on ne brûle plus les accusés en place publique sur un bûcher, les combats restent les mêmes : revendiquer son droit de vivre comme on l’entend sans se plier aux injonctions sociétales – sans en subir aucune conséquence -, son droit à la connaissance, l’accès au savoir, son droit d’exercer et tout ce qui va avec. Ce qui, selon les féministes, est principalement refusé aux femmes. Dans les années 70′, la figure de la sorcière était déjà revenue dans ces milieux. Une flamme qui s’est rapidement éteinte pour mieux se rallumer.

Se déclarer Sorcière aujourd’hui, c’est un acte de reprise de pouvoir, d’émancipation. C’est une déclaration politique. Ca envoie un message clair et fort dans lequel de nombreuses personnes se reconnaissent.

Des valeurs en accord avec nos préoccupations écologiques actuelles

Si la dimension féministe de la Sorcière m’a parlé, ce n’est pas elle qui m’a le plus appelée à m’intéresser à cette figure. Depuis deux ans, je fais beaucoup d’efforts pour rendre mon mode de vie plus respectueux de la Nature. Les enjeux écologiques actuels nous poussent à revoir nos façons de vivre et de consommer. De plus en plus, la Nature (re)devient le coeur de nos préoccupations. L’enjeu est de taille : il s’agit de survivre et de ne pas entraîner dans notre chute le reste du règne animal.

Pour être honnête, je me fous totalement que l’humain survive. L’idée que notre espèce soit vouée à s’éteindre ne me fait ni chaud, ni froid. Je n’y vois aucun malheur, je trouve même ça plutôt sain : c’est le cycle de la vie. Ce qui me dérange, c’est qu’on ne respecte pas le Vivant. Qu’on connaisse les grands principes des écosystèmes qui nous entourent, qu’on sache pertinemment comment faire pour évoluer en symbiose avec eux mais qu’on choisisse malgré d’avoir un impact négatif sur eux.

La Sorcière vit au contact de la Nature. Les bases de son mode de vie tournent autour d’elle, elle entretient avec la nature des liens fondés sur le Respect. Ces bases, nous les avons oubliées, perdues, négligées. C’est là qu’apprendre à devenir une Sorcière prend tout son sens. Il s’agit de revenir aux fondamentaux, à ce qui est élémentaire depuis la nuit des temps, à ce qui garantit l’équilibre dont nous avons besoin. Tous les peuples ancestraux détenaient ces connaissances et alignaient leur conduite sur elles.

La Sorcière est une personne qui se soucie de l’écologie et qui en fait un art de vivre.

La spiritualité des sorcières

La spiritualité est un domaine qui, lui aussi, vit son grand retour. Alors qu’il y a 20 ans, notre monde semblait se diriger vers l’athéisme le plus complet, aujourd’hui de plus en plus de personnes sont en quête. On parle d’éveil des consciences, on cherche à se reconnecter avec les forces qui nous entourent, on sent qu’on en a besoin pour avancer, qu’il faut chercher et s’en rapprocher.

La Sorcière est avant toute chose un être spirituel. Sa spiritualité est riche, elle évolue dans plusieurs mondes simultanément. Les principes de sa spiritualité sont les mêmes que ceux de nombreux autres courants à travers le monde, c’est pourquoi la sorcière actuelle peut pratiquer le yoga ou s’inspirer du chamanisme. Finalement, qu’importe la culture, les moyens d’accéder au grand « Tout » sont les mêmes : seuls les mots et les images changent. La pratique de la sorcellerie est un grand pas en avant dans la spiritualité, dans son intériorité, sa compréhension de soi, des autres et du monde. Un véritable vecteur de sagesse et d’humilité.

Pratiquer la sorcellerie

Lorsqu’on plonge plus sérieusement dans le monde des sorcières – au delà de la dimension politique et de la pop-culture édulcorée – c’est tout un monde ésotérique qui s’ouvre à soi. On y parle sérieusement de magie, de dons à développer, de rituels et de sabbats. On constate rapidement que plusieurs branches s’y côtoient comme dans n’importe quel courant religieux : Wicca, Magie Blanche, Magie Verte, Magie Noire, Alchimie, Hermétisme et j’en passe.

Si au début cela prête à sourire, j’ai personnellement vite été inquiétée : avec quoi est-on entrain de jouer ? Beaucoup de personnes se lancent dans des pratiques de sorcellerie, un peu comme on se lancerait à la découverte d’un nouveau jeu de société. Je trouve cela très effrayant, et dangereux. On n’est pas là pour tester ses limites, ni rechercher des sensations fortes ! Je suis convaincue que ça peut vraiment mal finir (on se souviendra des Tables Ouija tenues par des néophytes).

Il est très difficile de dénicher les bases d’un enseignement solide en sorcellerie, ou encore une personne qui pourrait faire office de mentor. Ce ne sont pas les livres ni les articles qui manquent pourtant, mais de là à s’appuyer dessus pour se lancer dans son coin … Je trouve que la littérature « sorcellesque » manque cruellement de cours détaillés, surtout si comme moi, on ne veut pas s’enfermer dans un dogme en particulier. C’est une vraie recherche, un croisement perpétuel des données.

Je suis plongée dedans depuis un an, et je dégrossis à peine le fruit de mes recherches afin de me dégager un chemin et une ligne de conduite. Il faut vraiment être investi.e. L’avantage, c’est que ce fouillis dans la profusion d’informations aura vite fait de décourager ceux qui voulaient juste frimer et s’amuser. L’inconvénient, c’est que les vrais passionnés sont livrés à eux-même.

Concrètement …

Apprendre la sorcellerie, ce n’est pas apprendre à lancer des boules de feu. C’est une histoire d’intention, de calme, d’écoute, de maîtrise de soi, de canalisation des énergies. C’est apprendre à entrer en résonance avec ce qui nous entoure pour en capter l’essence et les informations. Et pourquoi pas pour s’en servir (pour moi, c’est l’étape d’après et pas forcément le but). Ca ressemble beaucoup au bouddhisme, et à la philosophie du yoga, pour ce que j’en connais actuellement.

C’est surtout un mode de vie à part entière, à travers lequel le Respect est le maître-mot. Un mode de vie emprunt de sens à chaque seconde, dans chaque geste. Je pense que la première étape, c’est déjà d’avoir établi des règles de vie saines auxquelles on se tient, mais j’aurais l’occasion d’y revenir dans mon prochain article d’apprentie sorcière !

Ma sorcellerie à moi est balbutiante. Pourtant, plus je comprends ce que c’est, plus je me dis que j’en pratique les rudiments depuis des années ! Celle que je choisirais de pratiquer sera toujours « bonne », positive. Les termes « sorcière » et « sorcellerie » voient peser sur eux des a priori négatifs, des images noires (la diabolisation a bien fonctionné !). Pourtant, hormis quelques courants spécifiques, c’est complètement l’inverse. C’est beau, c’est simple, c’est magique. Oui, c’est magique.

Sorcière, Chamane, Druide, Yogini … Beaucoup de noms pour une cause commune. Est-ce que ça vous parle ? Comment pratiquez-vous votre spiritualité au quotidien ? Pourquoi êtes-vous sorcière, ou souhaitez-vous le devenir ? Je serai ravie d’en discuter !

Rosa

25 commentaires

  • La Nuit

    Ce que j’ai compris en ésotérisme c’est que c’est un véritable chemin personnel. C’est parfois même perturbant car on ne sait pas où aller ou comment y aller. Certaines choses sont cachées (et le resteront à moins qu’on nous y guide) et surtout toutes les sources, il y a tout et… n’importe quoi. Le meilleur conseil que j’ai reçu est de lire beaucoup mais de ne rien prendre pour acquis, de confronter les sources. Et la meilleure chose que j’ai comprise est .. il faut que cela nous parle, si a nous parle c’est « juste » pour nous, car il y autant de pratiques que de praticiens et surtout autant de croyances différences.
    C’est un monde passionnant et ton article est super !

    • Rosa Vivante

      Bienvenue ici ! Merci d’avoir pris le temps de me visiter et de laisser ta trace. Je suis très touchée !

      Ce que tu dis me semble très juste, et c’est vraiment comme ça que j’envisage la pratique. C’est pour cela que je ne souhaite pas suivre un dogme en particulier, car aucun ne pourra jamais me parler totalement et tous me parlent toujours un peu. Je dois construire ma pratique personnelle, mon chemin …

      Ce n’est pas une mince affaire, mais l’envie et le besoin sont plus forts que tout. Je suis dans cette phase en ce moment de « on ne sait pas où aller ou comment y aller ». Parfois c’est très clair, d’autres fois plus flou. Je me perds, je reviens sur mes pas, je tourne en rond, j’avance toujours.

      Au début c’est vraiment perturbant, ce tout et n’importe quoi qu’on peut trouver dans les sources. A chaque fois qu’on lit quelque chose, le lendemain on lit quelqu’un qui contredit cet état de fait. Donc oui, la confrontation des sources est essentielles, et l’expérimentation, l’écoute de Soi.

      Merci pour ton encouragement, je partage ta passion !

  • Suny

    Un très bel article, dont le titre m’a tout de suite interpellée.
    Je ne savais même pas qu’il y avait un « retour » de la sorcière. Je ne savais même pas qu’il y avait des modes dans le domaine ^^
    J’ai et j’ai toujours eu une relation très proche à tout ce monde ésotérique. Je n’ai jamais trop attribué le terme de « sorcellerie » à tout ça, pour moi c’est un système global de pensée, de croyance et de façon de vivre qui n’a pas vraiment de nom, même s’il y a des pistes pour donner une vague idée de ce que c’est : magie naturelle, wicca, druidisme, chamanisme. Tout ça, ce sont des pratiques (bien que je n’aime pas vraiment ce mot : c’est trop réducteur, ça ne montre pas à quel point ça immerge toute la vie et toutes ses dimensions) qui se ressemblent, se rejoignent, se complètent, se cognent parfois mais ce sont des systèmes qui résument bien la façon dont je vois, personnellement, le monde et la vie.
    Bref, je ne sais pas trop parler de ces choses-là ^^
    Tout ça pour dire que je vais suivre avec un très grand intérêt, là aussi, ce que tu as à en dire.
    Merci pour ce beau texte 🙂

    • Rosa Vivante

      Je trouve que tu en parles vachement bien, pour quelqu’un qui ne sait pas trop en parler ! 😉

      Le terme « sorcellerie » en est un parmi de nombreux autres. Il est intéressant parce que celui-là en particulier est mal perçu, il a une aura négative. Ce qui n’est pas le cas que Druide ou de Chamane. La sorcière en a pris pour son grade !!!

      Mais je suis totalement en adéquation avec ce que tu penses. D’ailleurs, ces derniers temps, je me sens réduite avec le mot « sorcière ». Je le combine donc avec druidesse, ou femme-médecine qui me parle encore mieux. Mais je continue à utiliser sorcière pour que les mentalités changent et la voient comme ce qu’elle est vraiment.

      Je serai curieuse de savoir comment cela s’intègre dans ta vie. On en parlera peut-être à l’occasion !

      • Marianne

        Par chez moi (j’habite, grosso modo, dans la forêt de Brocéliande), les termes de druide et de chamane ont fini par prendre des connotations négatives eux aussi. C’est certes localisé, et ça n’a pas la même terrible historie que le terme de sorcière, mais franchement, par ici il vaut mieux être une sorcière qu’un druide ! ^^
        Je serais ravie de parler de tout ça avec toi. On en aura l’occasion lors de tes prochains articles que j’ai hâte de découvrir ! 😀

        • Rosa Vivante

          Tiens, je ne pensais pas qu’il y avait des lieux où ce serait vu négativement ! Mais finalement c’est logique, la forêt de Brocéliande doit en voir de toutes les couleurs et les habitants alentours doivent en avoir marre, à force. Ca peut se comprendre. C’est comme tout, le bon est dans la mesure … !

          Oui, ce serait vraiment chouette qu’on en parle, Marianne. Merci pour ton enthousiasme ! Ca me fait vraiment plaisir.

  • Kellya

    J’ai lu le livre de Mona Cholet et pour ma part je l’ai beaucoup aimé. La partie historique fait froid dans le dos par sa proximité avec nous (c’est si simple de renvoyer la barbarie À des temps immémorables, complÈtement déconnectés de nous). J’ai beaucoup aimé son idée de la sorcière comme la femme qui sort simplement du rang: pas forcément mieux ou moins bien, juste différente dans sa facon de vivre et ses aspirations. Il y a un chapitre sur la relation femme sans enfant/sorcière qui a beaucoup raisonné en moi.

    • Rosa Vivante

      Il paraît qu’il est vraiment génial oui ! J’ai des retours soit exaltés, soit outrés. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne laisse personne indifférent.

      Oh, trop chouette c’est article ! Pour le coup, j’ai lu le livre d’Odile Chabrillac qui est interviewée et je le trouve vraiment super. Il donne plein de petites pistes.

  • La belle bleue

    Bon alors moi, je me contente de bosser mon intuition 😉 Je suis déjà de nature très intuitive, je sens beaucoup les choses et les gens (mais c’est du simple ressenti sans preuve concrète, je n’explique pas) ^^
    Du coup, déjà, j’essaye de plus m’appuyer sur mes intuitions, prémonitions et ressentis alors qu’avant, je me disais « mais non ma pauvre t’es parano ». Sauf qu’après 1 fois, 2 fois, 5 fois, 20 fois, mes intuitions sont avérées 😛
    Les rêves aussi !! C’est pas systématique, mais il m’arrive de faire des rêves prémonitoires, ou simplement des rêves qui m’aident à prendre une décision 😉 Quand c’est ça, je les note dans un carnet 🙂

    Bon après ce qui est « potions » ou plus grossièrement dit remèdes avec des plantes, ça c’est pas du tout mon délire 😉

    • Rosa Vivante

      Je note aussi certains de mes rêves sur un carnet. Lors de périodes charnières, j’en fais beaucoup avec de nombreux messages. Mais je n’ai jamais de rêves prémonitoires ! Ca doit faire drôle.

      Pour ce qui est de l’intuition, c’est comme pour toi. Je me dis souvent que je suis parano, mais non ! Ecouter et respecter son intuition, ses sentiments, et les « messages » qu’on reçoit, c’est déjà un grand pas !

      Un exemple bête : j’attendais une facture d’électricité ce mois-ci. J’espérais une grosse régul’ en ma faveur. Je me connecte donc sur mon compte, ouvre la facture et constate qu’en fait, je vais payer encore plus cher. Je suis dégoutée, et très en colère. je ne comprends pas parce que ça devrait vraiment être l’inverse.
      Je décide donc d’envoyer un mail au service client. Là, impossible : ma connection internet se coupe, puis mon ordinateur se met à planter. Je redémarre le tout, et je galère pendant 30 minutes pour finalement envoyer mon mail. A ce moment-là, une pensée dans ma tête me dit : « C’est un message qu’on t’adresse, tu n’as pas à envoyer cette réclamation ». Je ne l’écoute pas.
      Le lendemain, le service client m’appelle et m’explique que j’ai regardé la facture de l’année dernière, et qu’il faut encore attendre pour avoir celle de cette année. 3 jours plus tards, je la reçois, avec une grosse régul’ en ma faveur … 🙂
      Mon ordinateur ne plante jamais d’ordinaire. Ma connexion internet non plus.
      Morale de l’histoire : écouter les messages qu’on reçoit. Sacrée leçon !

  • LéonieSaintJean

    A la fac, j’avais des cours de sorcellerie mais on nous apprenait que les sorcières avaient fricoté avec des démons et on les brûlait ! Rien à avoir avec ce dont tu parles !
    Pour répondre à ta question, avant je méditais et j’étais à fond dans le développement personnel. Je vais y retourner c’est sûr !

    • Rosa Vivante

      … O_O On vous apprenait vraiment ça comme ça ?

      Oui, j’ai souvenir que tu méditais et que tu travaillais beaucoup sur ton développement personnel. Ca avait l’air de beaucoup t’aider. Retournes-y si tu en sens la nécessité !

  • Promenade Minimaliste

    Super article, qui parle du « retour » de la figure de sorcière de façon différente, pas uniquement du pan féministe mais de tout ce qui l’entoure. J’avais envie de lire Sorcières de Mona Chollet, et ton article renforce mon envie de m’informer sur le sujet 🙂

    • Rosa Vivante

      Je ne l’ai pas lu, mais j’en ai également très envie !
      Merci pour tes mots, je voulais justement remettre un point les choses en ordre et ne pas parler que du côté féministe de la sorcière. Ca, c’est son actualité, mais ce n’est pas nécessairement le plus important.

  • Marie Kléber

    Tout comme Ornella j’ai du mal avec la connotation. Tout comme ce courant de « féminisme » à outrance me gêne…
    Mais bon c’est une autre histoire.
    Pour moi la sorcière est reliée à la nature, sa nature, elle est guérisseuse, elle accompagne, elle guide, tout en sachant que chacun a sa propre vérité

    • Rosa Vivante

      Je comprends ce que tu veux signifier par « féminisme à outrance ». Sans doute que c’est encore plus prégnant à Paris ! Ici, dans ma campagne, personne n’en parle jamais et d’ailleurs, il n’y a pas vraiment lieu. Depuis que j’ai quitté la ville, je ne me suis plus sentie une seule fois en danger en tant que femme. Ca joue, je crois !

      Il y a des choses aussi qui me gênent dans le féminisme à outrance, comme tu dis. C’est bizarre ces derniers temps. Mais au point de vue historique, je trouve l’argumentaire juste et fiable.

      Chacun a sa vérité, c’est juste. Restons dans le respect et l’humilité, et ne l’oublions pas !

  • Ornella

    Moi, je me sens très en contradiction avec cette façon de systématiquement relier la sorcière avec le féminisme. C’est une figure qui me parle et avec laquelle je me sens très proche ; de même pour celle de la sirène et je ne supporte pas qu’on la mette en porte-parole de la cause féministe. Je suis entrain de lire le livre de Mona Chollet, j’ai envie de vomir à chaque page, tant son discours est orienté et dogmatique…

    Bref, toujours est-il que le rôle de la sorcière dans tout ce qu’elle a de guérisseur, de soignant, de porteur de connaissance me parle complètement.

    • Rosa Vivante

      Je ne l’ai pas encore lu, Ornella ! Mais j’en est très envie. Que les réactions soient positives ou négatives concernant cet ouvrage, elles sont toutes passionnées. Ca donne envie de lire pour comprendre … !

      Pour ma part, je trouve l’argumentaire assez juste, mais toi et moi n’avons pas du tout le même rapport au féminisme.

  • Pêche & Églantine

    Je me retrouve énormément dans tes mots. Ta vision de la sorcière moderne : forte, féminine et profondément attachée à la nature tout en vivant dans un monde en décalage.
    La sorcière d’aujourd’hui est de plus en plus « connue » mais reste pourtant encore inconnue pour beaucoup. Ce terme reste connoté négativement dans beaucoup d’esprits et c’est bien dommage.
    En tout cas j ‘ai tout simplement adoré ton article et je découvre ton blog par la même occasion, un plaisir !

    A bientôt,
    Pêche

    • Rosa Vivante

      Merci Pêche !

      Nous nous découvrons ainsi mutuellement, c’est un vrai plaisir.
      C’est connoté négativement, ce sont des mots qui sonnent « noir » à l’oreille et j’entends bien changer ça, avec toutes les autres belles personnes qui s’y mettent.

      A bientôt !

  • sifhel

    C’est amusant !! Ces choses là font tellement partie de ma vie depuis toujours que je n’ai même pas remarqué que c’était devenu tendance ces derniers temps ! Je n’appelais même pas cela de la sorcellerie, en fait je n’avais aucun terme pour les définir. Et je dis « tendance » sans jugement spécifique derrière. En sorcellerie on peut penser que nous sommes notre propre guide, on peut tenir notre propre carnet avec le résultat de nos expériences. Il y a autant de guides qu’il existe de pratiquants ! Si on veut des informations précises je pense qu’il faut se tourner vers plusieurs domaines : herborisme, bases de chimie, psychologie, biologie, histoire, littérature…. Tout est si passionnant . Puis s’en servir comme base pour expérimenter, créer, équilibrer ! Je suis tout a fait d’accord avec toi quand tu conclus que c’est avant tout un mode de vie.

    • Rosa Vivante

      J’aime beaucoup ta façon d’envisager tout ça ! Se tourner vers plusieurs domaines, faire ce travail en autonomie … Oui, c’est vers ça que je vais !! C’est si passionnant, comme tu le dis.

      C’est effectivement devenu tendance, ce qui a des bons côtés car nous sommes des milliers à découvrir tout cela et à y trouver ce qu’on cherchait depuis si longtemps. Ca a aussi des « mauvais » côtés : les grandes enseignes et les assoiffés d’argent savent comment se servir d’un mouvement pour engendrer de l’argent et du même coup, le « dénaturer ».

      Merci pour ton passage ! J’en profite pour découvrir ton univers et te suivre.

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